ARCAUX de BOIS-HIMONT

L’atelier conditionnement déconditionne

Après le confinement, l’activité de l’atelier sous-traitance était plutôt calme. Alors quand le GIE a proposé un appel d’offre de l’entreprise McBride pour du déconditionnement de lessive, les professionnelles se sont concertées et ont saisi l’opportunité.

La mission à réaliser est le déconditionnement de sacs de 2kg de lessive en poudre dans des « big bags » de 750kg.

« On s’est dit que l’on avait la place, avec le nouveau bâtiment que l’on a. Il fallait juste réfléchir à comment faire techniquement. » C’est alors très rapidement que la réponse est envoyée et que les professionnelles réfléchissent à l’organisation à mettre en place.

En mixant leurs idées et grâce à une certaine complémentarité dans l’équipe, l’entrepôt de stockage devient un véritable atelier de déconditionnement. « Lorsque la cliente est venue sur le site nous avions déjà mis en place l’installation et elle a été agréablement surprise. »

Tout est alors pensé et rien n’est fait au hasard afin d’assurer la sécurité des travailleurs, d’adapter les postes de travail et de garantir une qualité de travail optimale. Tout commence à l’arrivé du camion, réceptionné par une monitrice qui note la traçabilité. Les palettes sont ensuite rangées de telle sorte à ne pas mélanger les différentes références de lessives. Puis 2 travailleurs ESAT sont en charge d’ouvrir les paquets de lessive.

Ces paquets sont mis sur palettes et amenés, à l’aide du gerbeur, par un travailleur qui a l’habilitation de conduite, au dernier maillon de la chaîne. Ce dernier travailleur, « le videur »,  est installé en hauteur et vide chacun de ces sacs dans le big bag, suspendu aux étagères du bâtiment. Tout ceci génère beaucoup de déchets, également traités par les travailleurs de ce même atelier. Le carton est alors revalorisé et les sachets plastiques jetés sont compactés en balle plastique, représentant 250 kg par camion.

Si tout est fourni par le client, l’installation est 100% « faite maison », avec du matériel récupéré, comme par exemple le podium utilisé pour certains événements d’ARCAUX qui est fixé à des palettes, équipé de rambardes et qui permet de travailler en hauteur en toute sécurité.

Le seul investissement a été d’équiper les travailleurs de masques jetables et les  « videurs » de masques à cartouches, de lunettes de protection et de combinaisons jetables.

Véritable travail d’équipe, chacun peut y participer et travailler ainsi avec différents collègues, ce qui est particulièrement apprécié.

Jessy C. « Ҫa va, ça me plait comme activité. J’étais un des premiers à le faire et les monitrices m’ont dit que je faisais bien mon travail. »

Karine B. : « J’ai commencé hier et je me sens bien sur l’activité. Je me sens à l’aise. »

Cédric G. : « Si on pouvait le faire plus souvent… C’est une activité physique ça fait du bien. »

Romain G. : « J’aime bien car ça me permet de bouger, de me challenger en allant toujours plus vite. »

« Au début nous devions faire que 3 camions et finalement la cliente nous a rappelé pour savoir si nous pouvions continuer et faire un camion supplémentaire. Même si nous avions déjà tout démonté, nous avons répondu favorablement. » Et il semblerait que ce ne soit pas terminé…

On s’restaure

Dans le cadre de Préven’caux 2020/2021, le SAVS a participé à la première session du concours de cuisine: « on s’restaure ».

Quatre à cinq  binômes, accompagnés de leur référent, doivent  réaliser un menu complet à partir d’un même panier garni avec les produits de saison et avec un budget réaliste.

Pour cette première étape ce sont Luc T. et Thérèse M. qui se sont mesurés aux 3 autres binômes des différents centres : Emergence, le SAMSAH et le Centre Social Saint Exupéry.

Le panier était composé de fruits et légumes de saison, d’une pâte brisée, de chocolat, d’une base d’épicerie et d’un morceau de dinde pour la viande.

« On a fait la cuisine avec Corinne. C’était super bien, j’aimerais avoir les recettes en image. C’était super bon. On s’est bien amusés et j’aimerais recommencer. » Thérèse

« J’ai bien aimé et je voudrais le refaire. C’était bon ce qu’on a fait. Je suis content d’avoir participé. » Luc

Luc et Thérèse ont été très participatif et créatif dans l’élaboration des plats:

Entrée: Tagliatelles de concombre, tomates cerise et son œuf mimosa

Plat: sauté de dinde avec ses spaghettis et son confit de légumes

Dessert: Tarte tatin

« Notre référente a préparé une chantilly à la vanille pour la tarte, c’était bon j’en ai repris deux fois! » Luc

Merci au SAVS pour ce délicieux article.

Disparition de l’Adjointe de Direction du Foyer d’Hébergement

Il est midi, nous sommes au self quand nous apprenons la disparition de Marine D., Adjointe de direction du Foyer d’Hébergement. Nous regardons, abasourdis, la vidéo du kidnapping, suivi de la présentation des 8 suspects. Tous des professionnels d’ARCAUX ! Nous, résidents du Foyer d’Hébergement, pouvons la retrouver mais à condition de réaliser des épreuves afin d’obtenir des indices qui nous mènerons au lieu de sa détention et nous permettrons d’identifier le coupable. Nous avons jusqu’à demain 16h, après il sera trop tard !

Après cette nouvelle, 19 résidents jouent le jeu et 4 équipes se composent. Tout le monde est déterminé à retrouver Marine D. et tous s’investissent dans chacune des épreuves.

Les différentes épreuves ont d’ailleurs toutes un point commun, elles représentent un atelier de l’ESAT ARCAUX :

  • La course de sac pour le fruitier,
  • Le jeu du marteau et du clou pour la menuiserie,
  • La course de brouette pour les espaces verts,
  • Le jeu de dégustation à l’aveugle pour la cuisine,

« Il y a eu une bonne dynamique sur tout le week-end. Les résidents ont vraiment cherché, ont réfléchi, il y avait de l’entraide, de l’écoute des uns et des autres.

Ca a demandé beaucoup de préparation, et on s’est beaucoup investis dans ce projet. On a sollicité tous les professionnels d’ARCAUX et on les remercie car on n’a pas eu un seul non. Tout le monde a accepté, tout le monde nous a aidé, prêté du matériel… Ca a mobilisé pas mal de ressources, c’était un vrai travail d’équipe et ça s’est aussi observé chez les résidents. »

Le dimanche 21 juin, les 4 équipes trouvent enfin Marine D., qui est enfermée et ligotée dans l’une des pièces du château. Le  kidnappeur est également identifié, et à la grande surprise de certains résidents c’est Hervé D., chef de service éducatif du Foyer d’Hébergement.

Pour féliciter tous les participants et terminer ce bon moment, les résidents reçoivent un petit lot et prennent un goûter.

Ce grand jeu est un véritable succès, les résidents ont beaucoup apprécié et demandent déjà quand sera fait le prochain…

Merci à Marlène L. et Yoan S. pour ce retour ainsi qu’à toute l’équipe pour la réalisation de ce jeu.

Une journée à Honfleur

« En arrivant à Honfleur on a garé les camions plus haut dans la ville et on a marché pour aller jusqu’au port. On est monté, descendu dans les rues, on a vu les galeries, la mer, le port et on a fait une promenade en bord de mer. On a aussi fait les magasins, car je cherchais à m’acheter une pipe.

On a mangé au restaurant, j’ai pris des moules frites.  Il y avait beaucoup de monde, pour trouver une place au restaurant ce n’était pas facile.

L’après-midi je me suis posé dans le parc, car j’avais mal aux jambes et je me suis reposé.

C’était une journée fatigante mais bien. Et il y avait une bonne ambiance. »

Merci à Emile L., résident du foyer d’hébergement, pour cet article.

Reprise des cafés échanges pour le SAVS

« Les cafés échanges ont repris au service depuis le vendredi 29 mai, pour la joie des retraités du service.

Afin de respecter les gestes barrières et les recommandations, nous nous retrouvons maintenant en demi-groupe : un groupe de 5 et un de 7.

Pour ce début, nous nous sommes réunis autour d’une boisson sur la terrasse devant le SAVS, en attendant de pouvoir se rassembler au Manoir du Fay, ou dans le parc du Château de Bois-Himont.

Chacun a pu s’exprimer sur son ressenti par rapport au confinement, à cet événement actuel de pandémie peu commun.

Dans l’ensemble, ils ont accepté et respecté ce confinement, et se retrouver ensemble ce vendredi a été source de bonne humeur et de moyen d’échanger.

Ils ont tiré profit de ce temps pour se divertir (« content de revoir des vieux films avec Belmondo » ; « les rediffusions du tour de France sur la 21» comme le soulignait Jacques C.), se reposer, s’occuper de leurs maisons, comme Luc T. qui a repeint ses balustrades et fait du jardin, ou encore s’adonner à des activités plus artistiques (mur de dessins de Didier H.).

De cet échange, en ressort des interrogations par rapport à l’avenir (sujet sur lequel les bénéficiaires ont débattus), et aux conditions de reprise de la vie en général : annulation ou non de la fête de la musique, du 14 juillet, retour dans les locaux du service etc.

Le confinement a été appréhendé différemment selon les personnes, toutefois se retrouver, sortir de cet isolement a été bénéfique pour eux. »

Merci aux professionnelles du SAVS pour cet article.

Mais qui a tué Mme DUROY ?

Nous sommes dimanche 14 juin et les résidents du Foyer d’Hébergement doivent élucider un mystère : Qui a tué Mme DUROY ?

Quatre équipes d’apprentis détectives mènent alors l’enquête sur ce meurtre qui a eu lieu au Foyer Mousset. Il faut trouver les indices, décrypter les messages, faire les liens…et être le plus rapide car le temps est compté!

Après 1h30 à « se torturer les méninges », la première équipe conclut enfin cette énigme, permettant à ses membres d’obtenir leur certificat de détective et un petit présent.

Cet escape game, réalisé par l’équipe éducative du Foyer d’Hébergement (Julia B., Sandra B., Murielle J., Laetitia C., Sarah O.), a beaucoup plu aux résidents qui se sont vite pris au jeu.

Et pour terminer ce bon moment tout le monde s’est retrouvé autour d’un goûter.

Chloé M. « J’ai adoré ».

Myriam V. « Ca me plait ce jeu car il faut essayer de creuser l’histoire. »

Christophe D. « On a gagné parce qu’on a couru plus vite que les autres. »

Kelly C. « Mme DUROY a été tuée par son mari, nous on faisait comme si on était des policiers et fallait enquêter sur le meurtre. »

On s’occupe pendant le confinement…

« Durant cette période de confinement, les bénéficiaires du SAVS ont mobilisé leurs capacités, leurs envies et leurs volontés afin de vivre au mieux cette situation.

Certains ont appris à dessiner en s’aidant de « tutos ». D’autres ont produit des dessins à grande échelle, comme pour Didier H. devant son mur de dessins !

Beaucoup se sont occupés de leurs jardins, leurs plantations mais aussi de la réfection de leurs maisons (détapissage, etc.)

Il y a également eu un mouvement d’entraide et de solidarité autour de la confection de masques ; où chacun a pu mettre à contribution ses compétences dans cet effort collectif.

Tout commence au service, où nous préparons les pièces à coudre et les tissus à découper, avec des draps que nous avons récupérés et les tissus initialement prévus pour l’activité collective « conception de sacs », qui a été annulée en raison du confinement. Puis nous les distribuons aux « découpeurs ».

A partir de là, une « chaîne »  s’est organisée, avec les « couturiers » qui récupèrent les patrons chez les « découpeurs », le tout sous notre veille pour la bonne conception des masques et le respect de l’hygiène.

Aurore E. et Clotilde D. sont en charge de la découpe des patrons. L’étape de la couture est ensuite assurée par Laurence L., Frédéric B. et Vanessa M., qui s’est d’ailleurs passionnée pour cette nouvelle activité.

L’équipe éducative, chacune en fonction de ses compétences, est également impliquée : Marie-Dominique L. à la couture, Corinne L. à l’enfilage d’élastiques et à la couture, Anne L. et moi-même au traçage et au découpage des patrons.

Après différents essais de modèles nous avons retenus le masque avec couture centrale et élastiques. Il y a aussi des modèles adaptés aux personnes qui portent des appareils auditifs, pour ne pas abîmer l’appareil et pour que ce soit confortable.

Grâce à cette organisation nous avons déjà pu réaliser plus de 200 masques. Nous avons redistribués 4 masques par personnes, aux 48 bénéficiaires du SAVS. »

Laurence L. « Je mets entre 5 et 10 minutes pour faire un masque, ça va vite. Je récupère les patrons, je couds et ensuite je les donne au SAVS pour mettre les élastiques. Il y a 2 couches de tissus différents. Ça me plait de faire des masques, et ça m’occupe. Pendant le confinement j’en faisais le matin ou l’après-midi, maintenant j’en fais quand je peux. »

Frédéric B. « J’ai appris à coudre avec ma mère, il y a longtemps. Normalement je devais faire l’atelier couture qui était prévu au SAVS mais avec le confinement il a été annulé. Alors quand Marie-Dominique m’a demandé si je voulais faire des masques, j’étais OK et c’était tout naturel que j’en fasse. Je fais des masques le soir quand je rentre du travail. J’en fais pour un usage personnel car sur le temps du travail on a en déjà. J’aime bien en faire, en plus ça m’a occupé pendant le confinement. Je ne sais pas combien j’en ai fait en tout mais là je dois en donner 60 au service. Je fais ça pour aider, à mon niveau. »

Merci à Florence P. pour cet article et à tous les acteurs de ce projet.

Le cross d’ARCAUX

Réaliser un cross au sein d’ARCAUX, voilà une idée que certains professionnels avaient en tête depuis quelque temps. Le beau temps, la période de confinement, une équipe motivée et des résidents volontaires ont permis la réalisation de cet événement dernièrement.

Un parcours de 600m a été tracé et balisé dans le parc d’ARCAUX, par Timon V. et Guillaume P., éducateurs du foyer d’hébergement, pour proposer trois courses : 600m, 1200m et 1800m, en fonction du niveau.

Chacun des sportifs pouvait participer à 2 courses et tous se sont dépassés pour passer la ligne d’arrivée.

Les trois premiers coureurs ont été félicités et récompensés, sur les marches du Château, d’une boisson offerte au Foyer Bar et d’une coupe pour les premiers :

1ère course en 1200m :

  • Jason L. : 1er
  • Christophe D. : 2ème
  • Julie L. : 3ème

2ème course en 1800m :

  • Nelson D. : 1er
  • Jérémy Ba. : 2ème
  • Jérémy Bl. : 3ème

3 ème course en 600m :

  • Ludovic C. : 1er
  • Cyrille H. : 2ème
  • Julie G. : 3ème

4 ème course en 1200m :

  • Nelson D. : 1er
  • Jérémy Ba. : 2ème
  • Jérémy Bl. : 3ème

Les deux premières femmes de leur catégorie, Julie L. et Julie G., ainsi que Sébastien B. en tant que senior, ont également été récompensés d’une coupe.

Pour terminer, tout le monde s’est retrouvé autour d’un goûter réalisé le matin même par Floriane G. et Sandra D.

Tous ont été satisfaits par cet après-midi sportif et expriment le souhait de renouveler cette activité.

Nous félicitons tous les sportifs et les organisateurs de cet événement (Guillaume P., Timon V., Emeline G., Sandra D. et Floriane G.)

Soirée pizza

« Le jeudi 9 avril 2020, période de confinement, nous nous sommes faits livrer une trentaine de pizzas, que nous nous sommes partagés, pour nous changer les idées en cette période qui commence à être longue et compliquée.

Merci aux éducs présents pour cette bonne et très belle soirée commencée avec ce délicieux repas. »

Merci à Nicolas V., résident au Foyer d’Hébergement pour cet article.

Un week-end jardinage au Foyer Mousset

« Ludovic C., Emile L. et Steven L. ont entrepris d’embellir l’entrée extérieure du Foyer Mousset, avec les éducateurs du week-end.

Voila c’est parti… Nous sommes à la recherche des constructions que nous avons faites quelques mois plus tôt. Et Hop… C’est installé.

Maintenant ces 3 résidents se mettent à faire un parterre de fleurs. On creuse, on met des planchettes de bois pour retenir la terre… Mais nous n’avons pas de fleur ! Qu’à cela ne tienne, nous allons dédoubler les plantations perpétuelles qui sont un peu partout dans le parc.

Nous plantons, arrosons et nettoyons…

Sur les deux jours l’entrée du foyer a bien changé. »

Merci à Ludovic C., Emile L. et Steven L. et les professionnels Aurélie  P., Laure C., Murielle J., Sandra B. et Aurélien L. pour ce beau travail et pour cet article.

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